À côté des architectes du Cameroun uni, figure un certain ENOCH KATE KWAYEP. Il n’est certainement pas trop connu des générations actuelles, pourtant Enock Kwayep fait partie des premiers hauts commis de la République s’étant fait remarquer par leur fidélité inconditionnelle au premier président du Cameroun indépendant.
Plusieurs fois ministre, ministre d’État, ambassadeur sous le régime d’Ahmadou Ahidjo, Enock Kwayep se révélera comme une pièce maîtresse du dispositif politique de ce régime qui, à un moment, suscitait peur et terreur chez les Camerounais.
Lorsque Paul Biya, l’’illustre successeur », accède à la magistrature suprême le 6 novembre 1982, suite à la démission de son tout aussi « illustre prédécesseur », parmi les anciens barons qui sont maintenus, il y a ce fils du Ndé dans la région de l’Ouest. Avec ce nouveau régime auquel il est d’une égale fidélité, il occupe aussi de nombreuses fonctions aussi bien dans les cercles du pouvoir qu’au sein de l’appareil politique. La confiance que M. Biya a pour ce compatriote est si grande qu’il fera de lui le tout premier président de l’Observatoire national des Elections (Onel) devenu Elections Cameroon (Elecam).
La mort, le 9 août 2002, de cet octogénaire de 79 ans, constitue pour le régime du renouveau une énorme perte. Que retiendra-t-on de lui ? Certainement beaucoup de choses. Mais la plus marquante est sans doute cette anecdote relative à la PRISON DE BAZOU.

Il se dit en effet que sous AHIDJO, chaque fidèle du régime devait proposer un projet à réaliser dans sa région. Enock Kwayep, à l’époque ministre des prisons, choisit de faire construire une prison à BAZOU sous le prétexte que le grand banditisme avait pris de l’ampleur dans cette région. Mais, cette initiative a été vivement critiquée et l’est encore par les populations de cette localité. Cette image, heureusement, n’ausculte en rien ces œuvres : création de nombreuses unités administratives, création du Centre africain du travail (Cradat), prise de position contre l’exécution d’Ernest Ouandié, leader upéciste, etc.
✍Source: Le prix de la vérité, Germinal
🌑 Rub-ubk: Contrairement à ce que plusieurs pensent, malgré la rébellion en pays Bamiléké, certains Bamiléké étaient du côté d’Ahidjo et ce qui est naturel. Vous ne verrez aucun groupe humain être unanime s’agissant des convictions politiques. Même en zone anglophone aujourd’hui il y’a des partisans de l’État unitaire, des fédéralistes et des sécessionnistes. Le président Ahidjo a donc aussi régné avec plusieurs hauts commis Bamiléké et cette rhétorique qui veut que ce soit le président Biya qui a réintégré les Bamiléké dans l’espace administratif et politique après la guerre est fausse.
À une époque, KWAYEP ETAIT LE ATANGA NJI DE AHIDJO. Une sagesse veut que pour mieux combattre quelqu’un, utilise son frère. Pour mieux maîtriser les combattants à l’ouest, qui de mieux qu’un Bamiléké pour maîtriser ses « frères » ?? Aujourd’hui l’histoire se répète avec pour une première fois, un anglophone au MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE pour maîtriser les combattants séparatistes. Kwayep a été sous Ahidjo, ambassadeur du Cameroun en Allemagne, ministre de la fonction publique, ministre de l’administration territoriale etc.

IL ÉTAIT DONC UN BON BAMILÉKÉ COMME ON LES AIME.
À ceux donc qui disent que c’est le renouveau qui a ouvert les portes de l’État aux Bamiléké, sachez que PERSONNE NE PEUT GOUVERNER LE CAMEROUN SANS LES BAMILÉKÉ🇨🇲 et mettre un Bamiléké au sénat qui vient en seconde position dans le protocole d’État bien que sans pouvoir réel, est le résultat d’une longue analyse de la GÉOPOLITIQUE CAMEROUNAISE que le président Biya n’ignore pas.
Royaumes-Unis Bamiléké, United Bamileke Kingdoms





